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Projet des étudiants SIE : d’abord, un café!

(Presque) indépendamment de nos études à l’EPFL, c’est l’amour du café qui nous a premièrement réunies. Nous, trois étudiantes en master de Science et Ingénierie de l’Environnement attachées à nos études et aux pratiques quotidiennes bonnes pour la planète.

La petite graine

Ce sont ces deux aspects qui sont à l’origine de notre projet. Nous voulions rendre notre bâtiment plus convivial et permettre aux étudiants de boire un café gouteux dont l’origine serait connue et écologique. Ces attributs ne sont en effet que peu présents dans les cafés disponibles aux machines de distribution automatique. De plus, le café reste un élément important de la vie étudiante, particulièrement lors des délicates périodes d’examens. Le projet était né.

Les débuts

En théorie, rien de plus simple. Nous avons d’abord créé une commission dans notre association de section TREE. Puis nous avons nettoyé de fond en comble la salle qui devait nous servir de temple du café. Cette dernière était laissée à l’abandon des fins de soirées depuis bien longtemps mais retrouva finalement une deuxième jeunesse.

On pose les bases

En pratique, un problème de taille se dressait devant nous, étudiantes remplies de bonne volonté et de connaissances environnementales : le choix du café. La machine que nous avions à disposition pour débuter ce projet était une machine d’une entreprise dont l’usage des capsules et l’éthique du groupe nous laissait perplexe.

Retour à la réalité

Afin d’atteindre la solution impliquant le moins de déchets et le meilleur café possible, nous devions passer par une phase intermédiaire. Nous avons donc opté pour des capsules (non sans un pincement au cœur) d’une marque compatible avec la machine que nous avions (récupération oblige).

Nous avons tout de même tenter de réduire l’impact de nos capsules en contactant les fournisseurs pour avoir les capsules en vrac et non emballées par boites de dix mais nous nous sommes heurtées à un mur.

Persévérance !

Loin de nous décourager, notre but à long terme était évident : récolter avec les moyens actuels des fonds pour financer une machine à grains. Ce changement serait très avantageux à plusieurs niveaux : la possibilité de choisir le café qui nous convient et beaucoup moins de déchets provenant d’emballages diverses et variés…

En parlant de déchets, nous avons aussi mis en place un système de tasses réutilisables pour éviter les gobelets en carton. Après avoir dévaliser les rayons de l’association Gloryland (objets d’occasion à tous petits prix) et acheté du produit vaisselle, le dispositif de tasses réutilisables était prêt. Dans le même esprit, nous avons mis à disposition du lait en brique (et non des petites crèmes individuelles) ainsi que du sucre en paquet.

Nouvelle impulsion et nouvelle équipe

C’est lors de cette phase que notre aventure a pris un tournant décisif. Nous avons rencontré via un ami une entreprise suisse vendant du café du Pérou. Ce café, issu d’un commerce équitable, biologique est produit par une entreprise familiale en pleine essor et surtout très transparente sur ses activités... Ce fut le coup de foudre.

En même temps, nous devions aussi penser à passer le relais. D’autres horizons nous appelaient. Avec la nouvelle équipe, nous avons commandé du café de leurs exploitations dans des capsules biodégradables. C’était la solution temporaire, de transition. Puis il fut possible d’utiliser les fonds pour acheter une machine d’occasion à faire fonctionner avec les grains de notre exploitation partenaire.

Le projet tel que nous l’avions imaginé touchait à sa fin… Il continue désormais d’évoluer entre les mains de la nouvelle équipe de choc !

Aller plus loin

Cette aventure commune à été une expérience qui nous a beaucoup rapprochées. Nous avons aussi appris à faire face à des imprévus et à nous rendre compte de la difficulté d’appliquer le développement durable au quotidien. Mais tout compte fait, il suffit d’y croire, et les possibilités qui s’offrent à nous sont sans limite.

Pauline, Pauline et Solène.