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Interview de Néjia Dahmouni Martin

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Néjia Dahmouni Martin est coordinatrice au Collège des humanités. Elle a participé avec enthousiasme aux deux éditions d’Act for Change pour les collaborateurs.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre métier/votre rôle à l’EPFL?

Je suis coordinatrice au sein du programme SHS au Collège des humanités (CDH) depuis maintenant bientôt un an. Mon travail consiste - entre autres - à faire le pont entre les enseignants, le service académique et le Collège. C’est très intéressant car cela concerne tous les cours donnés aux étudiant-e-s de l’EPFL en sciences humaines et sociales, notamment le cours Enjeux Mondiaux, qui est obligatoire pour tous les étudiant-e-s de 1ère année bachelor depuis 4 ans maintenant. Ces cours apportent une réelle plus-value au parcours de l’étudiant-e ingénieur-e qui prend conscience de la responsabilité sociale et environnementale liée à son travail. J’aime beaucoup cette activité de coordination, notamment les aspects humains liés à cette fonction. Je suis une sorte d’agent de liaison, un peu comme l’œuf dans la pâte à crêpes! Auparavant, j’ai travaillé pendant 9 ans à la section des Systèmes de communication de la faculté IC. Je m’y plaisais beaucoup également.

Quel a été votre parcours?

Fille de couple mixte, j’ai grandi en Tunisie et après avoir terminé mon bac en math-sciences, je suis venue en Suisse poursuivre mes études. J’ai commencé une école de graphisme, qui me plaisait beaucoup, mais pour faire plaisir à ma maman – qui est suisse-allemande - j’ai finalement fait un apprentissage de commerce. J’ai travaillé comme secrétaire à l’Université de Lausanne jusqu’en 2007, date à laquelle j’ai rejoint le campus de l’EPFL.

L’expérience, le projet dont vous êtes la plus fière?

Quitte à être classique et sans hésiter je dirai: mes enfants! Ils sont mes petits chefs-d’œuvre! J’ajouterais également que j’ai décidé d’apprendre à jouer du violon il y a une année de cela (une fois passée l’étape des portes qui grincent, c’est un instrument très agréable). Au niveau professionnel, je suis également fière de m’être mise « en danger » par deux fois, en partant de l’UNIL d’abord puis de la faculté IC l’année dernière. C’est difficile au début pour moi de quitter un environnement que je connais, où je me sens bien et qui me plaît. Mais une fois en place, je ne regrette plus du tout! C’est un challenge à relever et cela permet de se remettre en question.

Que retenez-vous de votre participation à Act for Change?

J’ai participé aux deux éditions pour les collaborateurs mais j’ai particulièrement aimé cette deuxième édition (mai 2017). En fait, on a l’impression d’avoir fait le tour avec la première édition mais la deuxième nous a fait découvrir de nouveaux défis! Par exemple, côté alimentation, j’avais pris conscience, lors du premier Challenge, des impacts liés à la consommation de viande et, durant le deuxième, je suis allée jusqu’au bout en ne mangeant que végétarien, même le soir chez moi! Il faut bousculer ses habitudes et son petit confort et on réalise que c’est faisable. Ma famille ne s’en plaint pas, forcément avec un couscous aux légumes ou un curry vert de tofu…. Il y a eu pire comme châtiments! Il suffit de varier les goûts et d’apporter des parfums. Je privilégie depuis longtemps les fruits locaux et de saison autant que possible, l’idée étant que mes enfants en prennent conscience.

L’idée de génie de cette deuxième édition, c’est d’y avoir introduit la notion de bien-être! C’est pour moi la symbiose parfaite entre les deux différents thèmes. L’environnement qui est primordial pour l’avenir de notre planète et le bien-être des gens qui est indispensable pour construire et s’épanouir. Mes collègues du CDH ont aussi adoré y participer. Ainsi, nous avons appris à prendre des pauses le matin et comme c’était un challenge d’équipe, nous les avons prises ensemble. Et toutes les pauses étaient avec des produits de saison et locaux! La notion de bien être introduite par ce challenge nous a donné plus de plaisir à reprendre le travail et les idées étaient plus claires de par la parenthèse que nous nous sommes offerte.

En conclusion, je dirais que participer à Act for Change permet de se rendre compte que l’on peut encore mieux faire et se dépasser. A partir du moment où on accepte de bousculer ses petites habitudes on peut aller bien plus loin.

Votre prochain défi pour un mode de vie plus durable?

Faire l’acquisition d’un fairphone, une fois que mon smartphone actuel ne sera définitivement plus utilisable.

Votre rêve le plus fou pour un campus plus durable?

J’en ai deux! Séparer les réseaux d’eau potable et non potable dans les bâtiments (au moins dans les nouveaux!) afin d’arrêter de gaspiller de l’eau potable à chaque fois pour nos besoins naturels. Reboiser le campus, notamment la place Cosandey qui manque cruellement d’arbres, qui amèneraient de la fraîcheur, à l’image des espaces verts de l’UNIL.

 

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Interview of Néjia Dahmouni Martin

Néjia Dahmouni Martin is a coordinator at the College of Humanities. She has taken part enthusiastically in the two editions of Act for Change for the staff.

Would you tell us more about your job/your role at EPFL?

I have been a coordinator for the SHS program at the College of Humanities (CDH) for almost a year now. My work consists – amongst other things – of forming a bridge between teachers, the registrar’s office and the College. It’s very interesting as it concerns all courses given to EPFL students in Social and Human Sciences, particularly the Global Issues course, that has been compulsory for all first-year Bachelor students for the past four years. These courses provide real added value to the student engineers’ education paths, as they become aware of the social and environmental responsibility linked to their work. I love this coordination activity, especially the human aspects linked to that function. I act as a sort of liaison officer, a bit like an egg in pancake batter! Before that, I worked for nine years in the Communication systems section of the IC school. I also enjoyed that a lot.

What was your career path?

The daughter of a mixed-nationality couple, I grew up in Tunisia and after finishing my math-science baccalaureate, I came to Switzerland to continue my studies. I entered a graphic design school, which I liked a lot, but to please my mother – who is Swiss German – I finally completed a commercial apprenticeship. I worked as a secretary at Lausanne University until 2007, when I crossed over to the EPFL campus.

Of what experience or project are you the proudest?

Even if it’s a classical response, I would say without hesitation: my children! They are my little masterpieces! I would also add that I decided to learn to play the violin a year ago (once the squeaky doors stage is over, it’s a very pleasant instrument). Professionally, I am also proud that I put myself at risk twice, first by leaving UNIL, then the IC faculty last year. At first, it’s difficult for me to leave a familiar environment, where I feel at ease and that I like. But once settled in the new place, I don’t regret it at all! It’s a challenge to be met and allows to question oneself.

What do you take away from your participation in Act for Change?

I took part in the two editions for staff members, but I particularly enjoyed this second one (May 2017). I felt like I had done all there was to do with the first edition, but the second one led to the discovery of new challenges! For example, regarding food, I had realized during the first Challenge the impacts linked to eating meat and, during the second, I went further by eating only vegetarian dishes, even at home in the evenings! We need to disrupt our habits and our comfort zones and then we realize it’s feasible. My family doesn’t complain; of course, with a vegetable couscous or a green tofu curry… there are worst punishments! You just need to vary the tastes and add aromas. For many years, I have been choosing local and seasonal fruits as much as possible, the idea being to help my children become aware.

This second edition’s brainwave is to have introduced the topic of well-being! It’s for me the perfect symbiosis between two different themes. The environment, which is key for our planet’s future and the well-being of people, which is indispensable to build and flourish. My colleagues from the CDH also loved taking part. We learned to take breaks in the morning and as it was a team challenge, we took them together. And all breaks were with seasonal and local products! The theme of well-being introduced by this challenge gave us more pleasure in going back to work and our ideas were clearer thanks to the interlude we had offered ourselves.

In conclusion, I would say that taking part in Act for Change makes you realize that you can do even better and surpass yourself. From the moment you accept to disrupt your habits, you can go much further.

Your next challenge for a more sustainable lifestyle?

To purchase a Fairphone, once my current smartphone is definitely no longer usable.

Your craziest dream for a more sustainable campus?

I have two! To separate the drinking and non-drinking water systems in buildings (at least in the new ones!) to stop wasting fresh water every time for our natural needs. To reforest the campus, in particular the Place Cosandey, which sorely lacks trees that would bring coolness, as do UNIL’s green spaces.